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Femmes pédagogues : de l’Antiquité au XIXème siècle

4ème de couverture
« Messieurs, je suis profondément convaincu, quant à moi, de la supériorité naturelle de la femme en matière d’enseignement; cette supériorité, croyez-le bien, se démontrera plus clairement de jour en jour… et les grands pédagogues ont tous en eux quelque chose de maternel ».
Ainsi s’exprimait Jules Ferry au Congrès pédagogique, le 19 avril 1881. Il n’est pas certain que les femmes accepteraient sans soupçon cette « supériorité naturelle ». Il n’est pas certain que les pédagogues accepteraient sans réaction cette réduction à ce « quelque chose de maternel ». Il est certain par contre que, quand nous tous, femmes et hommes, pensons aux figures de la pédagogie, nous y reconnaissons à peu près exclusivement des hommes…
Or ceci est injuste. Tout un continent pédagogique est à découvrir, bien au-delà des quelques noms de femmes pédagogues que nous sommes capables d’avancer. L’histoire de l’éducation a aussi été faite et pensée de manière très profonde et significative par des femmes, à toutes les époques, dans tous les pays.
La preuve ? Cet ouvrage qui est parvenu, sans difficultés mais non sans étonnements, à réunir des figures de la pédagogie et à devoir choisir parmi elles celles qui semblaient le plus significatives. De l’Antiquité au 19ème siècle, elles ont été très nombreuses à se montrer pédagogues, c’est-à-dire à faire et dire l’éducation. C’est à cette découverte que nous vous invitons, c’est à cette injustice que nous vous proposons de remédier.

FemmesPedagoguesT1
Dans le tome 1 :

  • Sappho (- 630 / – ?)
  • Dhuoda (milieu du IXème siècle)
  • Catherine de Sienne (1347 – 1380)
  • Christine de Pizan (1365 – 1430)
  • Mme de Maintenon (1635 – 1719)
  • Mme Leprince de Beaumont (1711 – 1780)
  • Josefa Amar Y Borbón (1749 – 1833)
  • Mme Campan (1752 – 1822)
  • Thérèse Brunsvick (1775 – 1861)
  • Albertine Necker de Saussure (1766 – 1841)
  • Pauline de Meulan (1773 – 1827)
  • Emilie Mallet (1794 – 1856)
  • Rosette Niederer-Kasthofer (1779 – 1857)
  • Marie Pape-Carpentier (1815 – 1878)
  • Marie-Eugénie Milleret (1817 – 1898)
  • Julie Favre (1834 – 1896)
  • Catherine Lascaridou (1842 – 1916)
  • Antonina de Gerando (1844 – 1914)

Ce livre de 620 pages a été publié sous la direction de Jean Houssaye qui est professeur en sciences de l’éducation à l’Université de Rouen et directeur du laboratoire de sciences de l’éducation CIVIIC (Centre Interdisciplinaire sur les Valeurs, les Idées, les Identités et les Compétences). Il a également été professeur de philosophie dans le secondaire, formateur d’enseignants.

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Jiddu Krishnamurti : la fonction de l’éducation

Jiddu Krishnamurti est un philosophe, essayiste et pédagogue indien né en 1895 et mort en 1986. Surnommé “L’instructeur du monde”, il a fondé plusieurs écoles en Inde ainsi qu’aux États-Unis.
Pour Krishnamurti, le but de l’éducation n’est pas de passer des diplômes afin de pouvoir s’insérer dans la société actuelle en devenant un bon citoyen, mais plutôt de devenir un être libre capable de créer un “monde neuf”.
L’Éducation doit être bien plus centrée sur la connaissance de soi, car de cette connaissance naîtra notre libération et notre détachement face aux dogmes et aux idéologies auxquels nous nous soumettons aveuglément.
Ainsi, l’éducation est la clé qui nous permettra de comprendre la vie en faisant de nous des êtres anticonformistes et curieux de trouver “la vérité intérieure” propre à chacun.

La peur (de l’échec, du jugement…) doit également disparaître, elle ne fait que détruire la pensée humaine, les rapports humains et l’amour. C’est souvent de l’ambition que naît la peur, or l’ambition est à distinguer de la vocation. La première entraîne la soif de pouvoir et la compétition tandis que la seconde n’entraîne qu’amour et épanouissement. Il est donc tout à fait indispensable que l’éducation puisse nous encourager à trouver notre vocation, car toute chose faite avec passion suscite l’amour. L’amour de ce qu’on fait, seul élément capable de pouvoir nous éviter de tomber dans ce triste écueil qu’est celui du manque d’épanouissement, de l’ennuie, de la routine et de la frustration.

D’après Jiddu Krishnamurti, le sens de l’éducation est donc d’apprendre en partie par soi-même et de chercher des enseignements en lien avec nos centres d’intérêt étant basés eux-mêmes sur notre être profond. Pour être en accord avec soi-même et pour devenir un être au service de l’humanité, le cœur doit-y être, puis le corps et l’esprit suivront, mais l’essentiel étant le cœur.

Lien vers le livre “De l’éducation” de Jiddu Krishnamurti.